Deux joueurs de football de l’Université Laval suspendus pour usage de stéroïdes

(VOIR COMMUNIQUÉ DE LAVAL CI-DESSOUS)

OTTAWA (CCES) – Le Centre canadien pour l'éthique dans le sport vient d'annoncer que deux joueurs de l'Université Laval se sont vu imposer des sanctions pour avoir fait usage de substances améliorant la performance interdites dans le sport.

Le 7 février, le Centre canadien pour l'éthique dans le sport a réalisé au complexe sportif de l'Université Laval, le PEPS, 33 contrôles de dopage après des joueurs de football de l'Université Laval durant une séance d'entraînement matinale. L'analyse de l'échantillon d'urine de Michaël Abraham, secondeur en deuxième année universitaire, a révélé l'usage de 19-norandrostérone. M. Abraham a renoncé à son droit à une audition, a reconnu avoir commis une violation aux règles antidopage et a accepté la suspension de deux ans qui lui a été imposée.

Le 6 mars, le Centre canadien pour l'éthique dans le sport a réalisé d'autres contrôles de dopage auprès de 25 joueurs de football de l'Université Laval qui participaient à un camp d'entraînement printanier à Orlando, en Floride. L'analyse de l'échantillon d'urine de Steeve Vachon, un joueur de ligne offensive en première année universitaire, a révélé l'usage de méthandiénone. M. Vachon a renoncé son droit à une audition et s'est vu imposer deux années de suspension.

Depuis le 31 mars 2010, le Centre canadien pour l'éthique dans le sport a réalisé plus de 500 contrôles de dopage auprès de joueurs de football du SIC. À ce jour, ces contrôles ont mis au jour 14 violations aux règles antidopage et entraîné des sanctions allant d'une à quatre années de suspension pour l'admission d'usage de substances interdites, le refus de se soumettre à un contrôle, le trafic et la présence dans un échantillon de substances interdites telles que le tamoxifène, la testostérone, le stanozolol, le winstrol, la méthyl-1-testostérone, le clomiphène, la 19-norandrostérone, le méthandiénone, ainsi que pour le dépistage réussi pour la première fois en Amérique du Nord d'usage d'hormone de croissance humaine (hGH).
« En temps normal, moins de un pour cent des contrôles de dopage de notre programme national et les quelque 200 000 contrôles effectués dans le monde entier se soldent par une violation, souligne Paul Melia, le président et directeur général du Centre canadien pour l'éthique dans le sport. Nous sommes très préoccupés de constater que dans le sport du football, près de trois pour cent des joueurs soumis à un contrôle continuent à consommer des substances interdites améliorant la performance. Nous sommes impatients de connaître les recommandations du groupe de travail sur l'utilisation de substances destinées à augmenter le rendement au football pour contrer ce phénomène. »

Par le passé, le Centre canadien pour l'éthique dans le sport réservaient de 150 à 200 contrôles aux athlètes-étudiants sur les 2 800 contrôles du programme national de dépistage au Canada. Au cours de la dernière année, l'intensification des contrôles a été rendue possible grâce à une subvention additionnelle de Sport Canada et à la Ligue canadienne de football, qui a aidé financièrement à la tenue de 80 contrôles auprès d'éventuelles recrues.
La directrice générale du SIC, Marg McGregor, pour sa part, a fait les commentaires suivants : « Nous sommes très contents que le CCES ait intensifié le nombre de ses contrôles auprès des athlètes universitaires. Bien que nous soyons grandement déçus par l'annonce d'aujourd'hui, nous sommes prudemment optimistes quand nous constatons que depuis la finale de la Coupe Vanier en novembre 2010, durant la période hors compétition où le risque de dopage est très élevé, sur les 285 joueurs soumis à un contrôle, moins de un pour cent se dopaient, ce qui correspond à la moyenne mondiale. Nous sommes également encouragés d'apprendre qu'il n'y a eu aucun contrôle positif durant cette période parmi aucun des joueurs des équipes de football de l'Université de Calgary et de l'Université Sir Wilfrid Laurier et aucune des recrues potentielles de la LCF soumis à un contrôle dans le cadre du programme d'éducation et de prévention du dopage de la LCF. Nous devons cependant demeurer vigilants dans nos efforts de promotion de l'esprit sportif et du sport sans dopage, et nos efforts et notre collaboration renouvelés avec le CCES et la LCF à cet égard semblent faire avancer les choses. »

Le CCES est un organisme indépendant, national et sans but lucratif. Nous sommes conscients de l'apport bénéfique d'un sport sain auprès des individus, des collectivités et de notre pays. Nous sommes engagés à œuvrer en concertation avec toutes les parties prenantes afin de mettre en œuvre un système sportif fondé sur les valeurs et les principes qui sont chers aux Canadiens et Canadiennes; de protéger l'intégrité du sport contre les effets négatifs du dopage et d'autres menaces contraires à l'éthique; et à promouvoir un sport juste, sécuritaire et accessible pour tous.

- CCES -

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Université Laval, le 10 mai 2011 – À la suite de 83 tests conduits sur les joueurs du Rouge et Or par le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) cet hiver, deux Lavallois se sont vus imposer une suspension de deux ans chacun pour avoir contrevenu aux règles antidopage auxquelles ils sont assujettis dans la pratique de leur sport.

Le CCES vient d'annoncer aujourd'hui que Michael Abraham et Steeve Vachon, deux anciens joueurs de football de Sport interuniversitaire canadien (SIC) qui fréquentent l'Université Laval, ont reçu une sanction pour l'usage de substances interdites.

Pour Abraham, la violation a été constatée à la suite d'un contrôle antidopage sur 33 athlètes de l'équipe le 7 février dernier au PEPS. L'échantillon d'urine de l'athlète en question a révélé un résultat d'analyse anormal en raison de la présence de 19-Norandrostérone, une substance interdite selon la liste des interdictions 2011 de l'Agence mondiale antidopage.

Après que l'athlète ait reconnu d'entrée de jeu sa violation et qu'il ait pu exposer au CCES les circonstances entourant celle-ci dans le cadre du processus préalable à l'audition devant arbitre, le CCES a procédé à l'analyse de ces explications et maintenu sa position, réaffirmant sa recommandation d'une sanction de deux ans d'inadmissibilité.

En réponse à cette position, Abraham a renoncé à son droit d'audition et a accepté la suspension de deux ans telle que proposée par le CCES.

Le 6 mars 2011, lors du camp printanier du Rouge et Or en Floride, le CCES a effectué 25 autres tests et l'échantillon d'urine de Steeve Vachon a révélé un résultat d'analyse anormal en raison de la présence de methandienone métabolite, une substance interdite selon la liste des interdictions 2011 de l'Agence mondiale antidopage. Vachon a reconnu d'entrée de jeu sa violation, a renoncé à son droit d'audition et a accepté la suspension de deux ans telle que proposée par le CCES.

L'équipe de football a suspendu ces joueurs provisoirement de ses activités dès l'instant où elle a été informée de chacun de ces dossiers, continuant par ailleurs à mettre à la disposition de ceux-ci tout le support et les ressources nécessaires leur permettant de gérer cette situation sur le plan administratif et personnel.

« Je suis découragé et très malheureux que ma carrière de footballeur prenne fin de cette manière, a déclaré l'athlète en question, qui explique sa violation par inadvertance à la suite à la consommation de suppléments alimentaires qui seraient contaminés, à son insu. Je regrette sincèrement avoir impliqué l'organisation du Rouge et Or et l'Université Laval dans ce triste épisode de ma vie. Je m'excuse envers mes coéquipiers, mes entraîneurs, toute l'organisation du Rouge et Or ainsi que l'Université Laval. J'espère que mon histoire donnera une bonne leçon aux étudiants-athlètes qui seraient portés à consommer différents suppléments alimentaires, même s'ils sont disponibles en vente libre! »

« Nous endossons et encourageons sans retenue la ligne directrice imposée par le CCES en matière de dopage envers les étudiants athlètes, a précisé l'entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. Notre programme de football s'oppose catégoriquement à l'utilisation de substances interdites par ses membres. Tout comme le SIC, nous avons une politique de tolérance zéro à l'égard du dopage, et mettons constamment en garde les joueurs sur les conséquences reliées au dopage, ainsi que sur les risques associés à l'usage de suppléments alimentaires en entraînement. Cette situation inspire et motive tout le personnel à redoubler les efforts dans nos démarches d'éducation et de sensibilisation et dans l'encadrement que nous offrons à nos joueurs. »

Enfin, Gilles D'Amboise, directeur du Service des activités sportives de l'Université Laval, renchérissait les dires de son entraîneur-chef. « Le programme de football de l'Université Laval a fait l'objet de trois (3) séries de contrôles hors compétition depuis le début de l'année 2011. Sur un total de quatre-vingt-trois (83) tests distincts administrés sur nos étudiants-athlètes évoluant au sein de notre équipe de football, nous apprenons que deux (2) résultats se sont avérés positifs. Nous aurions souhaité, bien entendu, qu'aucun de ces deux (2) résultats ne se soit positif, mais cette réalité renforce notre détermination à poursuivre nos efforts d'information et de sensibilisation auprès de l'ensemble de nos étudiants-athlètes. Nous continuons à appuyer sans réserve le PCA. »

Enfin, 25 tests supplémentaires ont eu lieu le 9 mars 2011, ce qui portait le total à 83 sur les étudiants-athlètes du Rouge et Or pendant la saison morte.

Source:

Laval

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