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Annonce des résultats des contrôles de dopage auprès de léquipe de football de lUniversité de Waterloo
Waterloo, Ont. – Le Centre canadien pour
l’éthique dans le sport (CCES),
l’Université de Waterloo et le Sport
interuniversitaire canadien (SIC) viennent de tenir une
conférence de presse à Waterloo, en Ontario, dans le
but de faire connaître les résultats des
contrôles de dopage réalisés auprès de
l’équipe de football de l’Université de
Waterloo le 31 mars 2010.
Aussitôt qu’elle a appris que l’un de ses anciens
joueurs de football (Nathan Zettler) faisait l’objet
d’une enquête se rapportant au trafic de substances
interdites (hormone de croissance humaine et
stéroïdes), l’Université de Waterloo a
pris une décision sans précédent en demandant
au CCES de faire subir à tous les membres de son
équipe de football un contrôle du dopage.
« Le CCES tient à féliciter
l’Université de Waterloo et son Directeur des sports,
Bob Copeland, d’avoir pris une décision aussi
courageuse en demandant que tous les membres de
l’équipe soient soumis à un contrôle de
dopage, a déclaré Paul Melia, Président et
directeur général du CCES. Le SIC et les
universités qui en sont membres ont toujours
été au premier rang de la lutte contre le dopage
sportif et ont été les premiers à rendre
obligatoires des programmes d’information et de
sensibilisation contre le dopage pour tous les
étudiants-athlètes et collaborent étroitement
avec le CCES pour tâcher de resserrer leur programme de
contrôles et d’éducation. »
Le 31 mars, le CCES a procédé ou cherché
à procéder au prélèvement de 82
échantillons, dont 61 échantillons d’urine et
20 échantillons sanguins, auprès des 62 joueurs de
football de l’Université de Waterloo. Certains
athlètes ont fourni à la fois des échantillons
d’urine et des échantillons sanguins. Les analyses
sanguines servent à dépister la présence de
certaines substances dans l’organisme, par exemple
l’hormone de croissance humaine (HCH). Le CCES n’a pas
encore reçu tous les rapports d’analyse des
contrôles sanguins.
Dès 62 prélèvements
d’échantillons d’urine tentés, le CCES
est dans le processus de gérer neuf cas de violation
potentiels répartis comme suit : un refus affirmé;
quatre aveux de dopage – dont deux faits avant les
procédures de dopage et deux autres au moment du
prélèvement des échantillons; trois cas de
résultats d’analyse anormaux; et un cas faisant
l’objet d’une enquête de police
additionnelle.
Le CCES exerce ses activités dans la plus grande
transparence en tenant compte du droit du public d’être
informé et en veillant en tout temps à respecter le
droit des athlètes à la confidentialité et
à un processus juste et équitable. Le CCES ne
divulgue le nom d’un athlète que lorsqu’une
violation aux règles antidopage se traduit par une sanction
déterminée à son encontre et que
l’athlète reconnaît par écrit qu’il
accepte les conséquences de la violation ou quand, au terme
d’une audience, un arbitre confirme par sa décision le
bien-fondé des accusations.
« Évidemment nous sommes très
déçus avec les résultats des analyses, a
déclaré Bob Copeland, Directeur des sports,
Université de Waterloo. Cependant, dès notre
décision de vérifier l’équipe nous
savions que c’était la bonne chose à faire.
Nous avons collaboré avec le SIC et le CCES, et les
remercions pour tous ce qui a été fait. Nous avons
hâte de pouvoir aller de l’avant. »
L’analyse de l’échantillon d’urine de
Jordan Meredith, un secondeur en première année
universitaire, a révélé la présence de
tamoxifène, une substance interdite figurant sur la Liste
des interdictions de l’Agence mondiale antidopage.
Le tamoxifène est un modulateur sélectif des
récepteurs des oestrogènes utilisé par
certains athlètes pour combattre les effets secondaires des
stéroïdes.
En réponse à l’avis du CCES l’informant
d’un résultat d’analyse anormal, M. Meredith a
renoncé à son droit à une audience, a admis
avoir commis une violation aux règles antidopage et
s’est vu infliger une suspension de deux ans.
Joe Surgenor, secondeur en 2e année universitaire originaire
de Barrie, en Ontario, a admis faire usage de stéroïdes
au moment du contrôle du dopage. M. Surgenor a accepté
deux années de suspension et a renoncé à son
droit à une audience.
Le CCES suit de près l’enquête menée par
le Service de police régional de Waterloo dans
l’affaire impliquant un ancien joueur de football de
l’Université de Waterloo, Nathan Zettler,
accusé de possession de stéroïdes en vue
d’en faire le trafic.
« Il s’agit de la pire histoire de dopage du SIC, et
nous prenons cette affaire très au sérieux, a
souligné la Directrice générale du SIC, Marg
McGregor. Cette situation démontre que nous devons renforcer
le programme de contrôle du dopage au sein du SIC pour
assurer des conditions de participation égale dans le sport
et protéger les droits de la vaste majorité des
étudiants-athlètes qui respectent les règles
et pratiquent un sport propre. »
Au moment de réaliser les tests de dopage à Waterloo,
le CCES en a profité pour effectuer des contrôles aux
universités de Guelph et McMaster. À ce jour, ces
contrôles n’ont pas révélé de
résultats d’analyse anormaux dans les
établissements d’enseignement où ils se sont
tenus- les échantillons peuvent êtres retenus pour
huit ans et des analyses rétroactives peuvent êtres
effectués.
Grâce à l’assistance du SIC et des
universités membres qui lui ont fourni les fiches de
performance et des renseignements sur les lieux de résidence
des athlètes, le CCES a effectué d’autres
contrôles sans préavis aux domiciles
d’athlètes qui ont résulté à ce
jour en une violation potentielle des règles antidopage. Ce
cas est encore à l’étude et il est impossible
pour le moment d’en savoir davantage.
« Je tiens à assurer la population canadienne que le
CCES, le SIC et les universités qui en sont membres,
prennent cette situation très au sérieux, a
réitéré M. Melia. Nous usons de tous les
pouvoirs que nous confère le Programme antidopage canadien
en matière d’instructions, de contrôles et
d’éducation. Nous continuerons de partager par
l’intermédiaire de communiqués de presse et de
conférences de presse tous nouveaux renseignements.
»
« Pour déterminer avec efficacité dans quelle
mesure le dopage pose un problème au sein du football
universitaire et à l’échelle du sport du
football, nous allons avoir besoin de l’aide de tous nos
partenaires dans le sport y compris des gouvernements
fédéral et provinciaux. Nous allons devoir nous
concerter pour trouver les ressources qui nous permettront
d’aller au fond des choses, d’augmenter les
contrôles et d’informer et de sensibiliser nos jeunes
athlètes pour faire en sorte qu’ils n’en
viennent pas à croire que pour l’emporter dans le
sport, il leur faut faire usage de substances visant à
améliorer leur performance sportive », de conclure M.
Melia.
À propos du CCES
Le CCES est un organisme indépendant, national et sans but
lucratif. Notre mission, soit la promotion de
l’éthique dans tous les aspects du sport au Canada, se
réalise grâce à la recherche, la promotion,
l’éducation, la détection et la dissuasion,
ainsi que par divers programmes et partenariats avec d’autres
organismes.
À propos de Sport interuniversitaire canadien
Sport interuniversitaire canadien, organisme national de
régie du sport universitaire canadien, regroupe 52
universités des dix provinces. SIC encadre, avec ses 550
entraîneurs, 10 000 étudiantes et étudiants
athlètes qui participent annuellement à 21
championnats canadiens dans douze disciplines. SIC offre
également de nombreuses opportunités sportives au
niveau international à travers les Universiades d'hiver et
d'été ainsi que de nombreux championnats mondiaux
universitaires. Pour en savoir davantage sur le SIC, visitez le www.cis-sic.ca.
À propos de l’Université de
Waterloo
L’Université de Waterloo, située au coeur du
Triangle technologique du Canada, est l’une des principales
universités complètes au Canada. Waterloo accueille
30 000 étudiants de premier cycle et des cycles
supérieurs à temps complet et à temps partiel,
qui se consacrent à rendre notre avenir meilleur. Reconnue
pour offrir le plus important programme d’enseignement
coopératif de niveau postsecondaire au monde,
l’Université de Waterloo accorde son appui à
des partenariats audacieux dans les domaines de la formation, de la
recherche et de la découverte. Pour plus d’information
sur Waterloo, visitez le site www.uwaterloo.ca.
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