Histoires à succès 50e anniversaire de SIC (Semaine 4): Don Listwin

Dans le cadre des célébrations de son 50e anniversaire, Sport interuniversitaire canadien présente la série Histoires à succès 50e anniversaire de SIC. À chaque jeudi pendant la saison 2011-2012, nous dévoilerons les profils de deux diplômés d’institutions de SIC qui ont contribué de façon exceptionnelle dans des domaines comme le sport, les affaires, la politique ou dans leur communauté.

Joueur de volleyball des Huskies, aujourd’hui chef de file dans la recherche sur le cancer 

Ancien athlète de l’UdeS a fait la transition vers le monde de la technologie pour mettre sur pied la Fondation Canary

Par Bob Florence

SASKATOON - Don Listwin, un chien de prairie de la Saskatchewan, possède 30 imposants séquoias à sa résidence en Californie.   

Ça résume bien Don : les deux pieds sur terre, la tête dans les étoiles.      

Il a étudié en génie électrique à l’Université de la Saskatchewan dans les années ’70 puis a travaillé pour Develcon Electronics de Saskatoon. Il s’est ensuite dirigé vers Cisco, une entreprise de communication et de technologie de San Jose, où il a d’abord œuvré comme leur homme de marketing et aidé au développement de leur Internet avant de progresser au titre de Vice-président exécutif de Cisco, connue comme étant la plus puissante entreprise au monde.  Il y gagnait des millions. 

À l’âge de 40 ans, il tira sa révérence.  

Il se retrouva bientôt face à une nouvelle vocation.  Il devint PDG de Openwave, qui concerne exclusivement l’Internet mobile. 

Lorsqu’il perdit sa mère, Grace, au cancer des ovaires et vit son père, Raymond, traité pour un cancer du colon, Don se lança corps et âme dans la science et la recherche ; il n’en a pas fait lui-même mais s’y est acharné, s’y est investi à fond.  Il a mis sur pied la Fondation Canary et dirigé une équipe vouée à la détection précoce du cancer.  Sept ans plus tard, Don et la Fondation Canary continuent de bûcher.  Don en fait son affaire.  Il est décidé à améliorer les perspectives des victimes de cancer.  

« Je suis motivé, engagé », de dire Listwin de sa résidence à Woodside, en Californie. « Si, dans 20 ans d’ici,  un livre est écrit sur le sujet, je serai heureux qu’un seul chapitre soit dédié à la transformation du rêve à la réalité. »

Former une équipe, poursuivre un rêve, ça aussi c’est Don.  Il avait déjà démontré cette facette de sa personnalité sur les bancs d’université. En 1976-77, lorsqu’il était une recrue de l’équipe de volleyball de l’Université de la Saskatchewan, le volleyball masculin était un nouveau sport sur le campus.

Bien que Listwin n’était pas un joueur partant de l’équipe, qui comprenait l’Olympien Don Saxton et les Étoilés canadiens  Brian Gamborg, Kim Harris et Grant (Shoe) Gudmundson, il était un Huskie « à la vie, à la mort ».  Un weekend de mars, en 1979, à la fin de la troisième saison de l’équipe, les Huskies sont revenus de l’arrière dans le cinquième match des finales pour vaincre les Bisons du Manitoba et remporter le Championnat canadien à l’Université McMaster à Hamilton.  

Alors qu’à ce moment-là Listwin jouait un rôle, aujourd’hui il est un chef de file.

« Il ne fait aucun doute que le sport m’a aidé à saisir le concept du travail d’équipe et du rôle de chacun », dit-il.  « J’ai un rôle à jouer, au même titre qu’un passeur au volleyball.  Je dirige la parade mais je ne suis ni le bloqueur ni le frappeur étoile » 

« L’Université, et plus précisément mon professeur  Jerry Huff , m’a incité à m’enthousiasmer devant un problème à résoudre par le biais de l’ingénierie.  Ces compétences peuvent vous servir comme vous ne l’auriez jamais imaginé.  Trouvez-vous un mentor. » 

En plus de diriger la Fondation Canary, Litwin continue de s’impliquer dans les oeuvres humanitaires.
 
En 1999, il a contribué au lancement de NetAid, qui a chapeauté des concerts internationaux au New Jersey, à Londres et à Genève.  Bono, Mary J. Blige, Bryan Adams et Sheryl Crow y participaient et les revenus ont été acheminés à des programmes d’aide en Afrique et aux réfugiés de la guerre du Kosovo.  

Par le biais de « Room to Read », un organisme dans lequel son épouse Hilary était impliquée avant leur mariage, des bibliothèques ont été inaugurées au Bangladesh et des maternelles mises sur pied au Népal.  Aujourd’hui, Hilary et Don organisent des événements sociaux à leur résidence de Californie dans le but d’amasser des fonds et de conscientiser les gens à « Room to Read ».  Ils voyagent en Europe et en Asie pour rencontrer des gens, poser des questions, s’informer de ce qu’ils pourraient faire de plus pour contribuer à l’éducation des jeunes dans des pays tels que le Vietnam et le Sri Lanka.  

Listwin, un seul homme de l’Ouest canadien, répand ses idées partout à travers le monde. 

Diriger la Fondation Canary n’est pas synonyme d’une vie sur des conseils de direction.  Il échange avec des chercheurs dans les laboratoires du Centre Canary à l’Université Stanford.  À titre de membre du conseil du National Cancer Institute, aux État-Unis, il côtoie des conseillers scientifiques.  Bref, Litwin est un ingénieur qui parcourt le monde avec une curiosité sans bornes et et des hautes ambitions. 

« Je consacre également une partie de mon temps à des équipes de développement dans le but de faire connaître Canary à la communauté », dit-il.  « Nous organisons un déjeuner d’envergure en février, un symposium scientifique national en mai – beaucoup de planification d’événements et bien des détails. » 

« Je fais aussi des visites à des donateurs importants pour les tenir au courant des progrès.  Nous voyageons beaucoup pour faire connaître le Centre. »

Le voici qui arrive.  Le voilà qui repart. 

Au-delà de 30 ans se sont écoulés depuis que Litwin a terminé l’université et pourtant, pour lui, l’éducation perdure. 

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