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Histoires à succès 50e anniversaire de SIC (Semaine 1): Cheryl Pounder
Cheryl Pounder a développé ses talents à Laurier avant d’exceller au plus haut niveau du hockey
Par Kevin Campbell
Cheryl Pounder croit fermement à l’idée de
passer le flambeau d’une génération à
l’autre.
La double médaillée d’or Olympique au hockey
féminin et diplômée de Wilfrid Laurier est
également connue pour absorber les souvenirs, partager ses
expériences avec d’autres et poursuivre son
chemin. .
« Je suis convaincue que ce qui compte vraiment le plus
c’est le trajet lui-même », d’expliquer
l’ancienne arrière d’Équipe
Canada.
Ce n’est pas étonnant puisque le trajet de Pounder
l’a amenée partout, d’un Montréal «
malade de hockey » (sa ville natale) à Mississauga
où elle a d’abord lacé ses patins,
jusqu’à Waterloo où elle est finalement devenue
la leader qu’elle est aujourd’hui et bien plus
encore.
Autant le hockey est enraciné dans le subconscient canadien,
autant il est enraciné dans la famille Pounder. Le
grand-père de Cheryl s’est dévoué un
certain temps à titre de Gérant
général du Canadien Junior de Montréal
et ses frères ont tôt fait de s’y
intégrer.
« On m’amenait à toutes les patinoires [lorsque
mes frères jouaient] et un bon jour, je me suis
tournée vers mes parents et leur ai dit que je voulais jouer
moi aussi », de raconter la récipiendaire du Prix du
Président de la WLU 1998.
Pounder a fait ses débuts à la ringuette. Ce
n’était pas la même chose.
« Je n’aimais pas ce jeu autant que celui de mes
frères », ajoute-t-elle.
Donc, au bout d’une année, Pounder a fait le saut au
hockey et a fait ses débuts dans la ligue des filles de
Mississauga vers l’âge de 8 ans.
Et comme le veut la légende romantique
véhiculée par les commerciaux de Tim Horton, la
patinoire de la cour arrière des Pounder a
véritablement été le théâtre de
sa jeunesse.
« C’est là que j’ai ni plus ni moins
appris à patiner », dit-elle. « Mes
parents m’ont beaucoup encouragée ».
Puis, est venu l’appel de Wilfrid Laurier.
Ils m’ont vanté leur programme exceptionnel en
kinésiologie. Ils m’ont fait valoir leur petit
campus intime. Ils m’ont laissée entrevoir la
possibilité d’un programme féminin de hockey
à l’horizon.
Pounder était vendue.
« Le programme qu’on m’offrait était
fantastique et quelques-unes de mes amies de l’équipe
[à Mississauga] s’y dirigeaient. J’adorais
l’idée que c’était une plus petite
école et j’aimais l’atmosphère familial
qui y régnait », dit Pounder. .
« J’y ai vécu quatre années du
tonnerre que je n’aurais échangées pour rien au
monde. »
Peter Baxter, Directeur des sports et de la
récréation à Laurier, peut remercier ce membre
du Temple de la Renommée des Golden Hawks pour les
athlètes qu’il a le plaisir d’entraîner
aujourd’hui en grande partie grâce à
Pounder.
« Les gens me demandent à quelle école aller et
je leur dis que j’ai connu des expériences
extraordinaires à Laurier... [Le programme] a beaucoup
évolué grâce au dévouement de tellement
de personnes et, bien sûr, Rick Osborne [entraîneur en
chef] a contribué de façon merveilleuse à
faire du programme ce qu’il est aujourd’hui
».
La pionnière du programme a attiré l’attention
de Hockey Canada dès sa sortie de l’université
et depuis, l’arrière n’a fait que prospecter de
l’or.
Pounder devra peut-être faire un détour chez IKEA pour
y dénicher une plus grande armoire vitrée.
Cette mère de deux petites filles a remporté cinq
championnats du monde, deux médailles d’or Olympiques
et huit médailles de la Coupe des nations, dont sept
d’or.
Mais la conférencière spécialiste de la
motivation persiste à dire que le désir de
réussir est plus important qu’un résumé
impressionnant.
« Qu’il s’agisse d’adversité ou de
succès », dit-elle à son auditoire, « la
préparation et le sacrifice sont essentiels et le
thème sous-jacent est sans aucun doute la passion
».
Alors, quelques conseils pour des étudiantes-athlètes
en devenir ?
« Premièrement, appréciez le moment,
appréciez où vous êtes », dit-elle.
« Vous êtes à l’école pour quatre
années de votre vie ; ce sont des années qui ne
reviendront pas…Soyez toujours préparées et ne
doutez jamais de vous…Lorsque vous arrivez à un
croisement, à un carrefour difficile, ne vous posez
qu’une seule question : suis-je préparée
? Si vous êtes préparées, que vous
réussissiez ou pas, vous n’aurez aucun regret.
»
« Déambuler dans les corridors, vous retrouver chez
Wilf’s – ces moments vont vous manquer un
jour…Un clin d’œil et ils sont choses du
passé », de dire Pounder.
Pounder a réussi à rester dans la parade, grâce
à son travail avec l’équipe de TSN à
titre d’analyste et de commentatrice pour les championnats
féminins en Suisse.
« Ce n’est pas aussi facile que les gens de la
télévision le font paraître ; cela demande
énormément de pratique pour devenir bonne mais
j’ai beaucoup appris...et puis, ça me permet de garder
le contact avec les joueuses », d’ajouter la
spécialiste de la ligne bleue.
Pounder habite maintenant à Mississauga. Elle et sa
co-médaillée d’or Becky Kellar dirigent un camp
annuel estival de hockey appelé Strictly Hockey.
Les deux fillettes de Pounder, Jamie - 3 ans, et Lauren -
1an, découvrent petit à petit ce que c’est que
de faire partie d’une famille de hockey – Lauren a
récemment accompagné sa maman au camp pour la toute
première fois.
« J’espère qu’elle y prendra suffisamment
goût pour y participer dans un an ou deux », de dire
Pounder, « mais je veux qu’elles trouvent leurs propres
passions. Je trouve ça très important
».
« Lorsqu’elles sont jeunes, tu leur fais chausser les
patins, tu leur mets un bâton dans les mains et elles adorent
ça. »
Et le flambeau est passé de nouveau.



















